LE LIEU

Le projet s’appuie sur un patrimoine culturel, littéraire et paysager remarquable : la Maison d’enfance d’Alphonse de Lamartine à Milly‑Lamartine. Cette demeure historique de 1705, que le poète décrivait comme une « demeure d’âme », offre un cadre architectural et naturel exceptionnel dont le festival investit chaque recoin pour en révéler l’histoire.

La valorisation du site s’opère par un dialogue direct entre la création chorégraphique et le bâti : les performances habitent l’ancien pressoir à vin et le public est invité dans les  anciennes écuries, transformant ces témoins de la vie rurale d’autrefois en espaces de culture vivante. Les interventions artistiques se déploient jusque sur les marches de la maison, véritable seuil chargé d’histoire, où le mouvement vient souligner les traces du passé.

Le patrimoine végétal occupe également une place centrale dans notre démarche. Le projet s’étend au cœur du parc et de ses arbres centenaires, proposant des dispositifs in situ et l’installation d’une scène extérieure respectueuse du paysage. Des performances spécifiques sont ainsi conçues au pied des Cèdres du Liban, arbres emblématiques ramenés par Lamartine de son voyage en Orient, faisant du patrimoine vivant un partenaire de scène et un vecteur de mémoire poétique.

Cet héritage architectural et paysager est indissociable de la figure humaniste de Lamartine. Acteur politique engagé, il fut l’un des artisans majeurs de l’abolition de l’esclavage en avril 1848. Ce lien entre danse, architecture et paysage articule ainsi poésie et valeurs républicaines, offrant une relecture sensible et citoyenne de ce patrimoine ancré dans le territoire. 

Alphonse de Lamartine